Histoire et origine du kimono
Kavieli
L'origine du kimono intrigue souvent davantage que le vêtement lui-même, tant sa silhouette semble avoir traversé les siècles sans bouger d'un pli. Ce que l'on désigne aujourd'hui par ce mot est pourtant le fruit d'une longue suite de transformations, dont les historiens du costume reconstituent les grandes lignes sans pouvoir tout dater avec certitude. Nous vous proposons donc un parcours prudent, sans raccourci ni date inventée : le sens du mot, la manière dont la coupe s'est fixée, puis ce qu'il en subsiste dans les kimonos d'inspiration japonaise que l'on porte aujourd'hui en France.
Aux racines de l'origine du kimono : un mot, puis une coupe
Le mot lui-même fait un bon point de départ. « Kimono » associe deux éléments qui signifient littéralement « chose que l'on porte » : une formule très large, qui n'a pris son sens vestimentaire actuel que progressivement, notamment lorsqu'il a fallu nommer la tenue japonaise face aux habits venus d'Occident. L'origine du kimono ne se résume donc pas à une invention que l'on pourrait situer un jour précis, mais au moment où un vêtement ordinaire est devenu un vêtement identifié. Sa construction, elle, obéit à un principe stable : des lés de tissu droits, assemblés avec très peu de découpes, que l'on referme en croisant les pans plutôt qu'en les boutonnant. Les spécialistes rattachent généralement cette logique à des tenues superposées portées au Japon, elles-mêmes marquées par des influences venues du continent. C'est dans ce même esprit de mesure que nous parlons de nos propres modèles, sans leur prêter une filiation qu'ils n'ont pas : notre démarche est résumée sur la page notre histoire.
L'origine du kimono se lit dans ses couches successives
Une bonne part de l'origine du kimono tient à la façon dont les épaisseurs se sont réorganisées au fil du temps. Les historiens du costume citent le plus souvent comme ancêtre direct un vêtement aux ouvertures de manches étroites, le kosode, longtemps porté sous d'autres couches avant de passer au premier plan à mesure que les tenues superposées se simplifiaient. Ce glissement du dessous vers le dessus explique bien des choses : une pièce conçue pour rester cachée devient une surface que l'on décore, et la ceinture qui la maintient gagne en largeur et en importance, en particulier à l'époque d'Edo. Les matières ont suivi une logique sociale comparable, la soie du côté des milieux les plus aisés, le chanvre puis le coton ailleurs, selon les périodes et les usages. Les modèles contemporains inspirés de cette silhouette sont, eux, le plus souvent réalisés en satin, qui désigne un tissage brillant et non une fibre, obtenu à partir de fils synthétiques selon les modèles.
Ce que l'origine du kimono a laissé dans nos vestiaires
L'histoire ne s'est évidemment pas arrêtée aux frontières du Japon, et cette silhouette a essaimé bien au-delà, jusque dans notre vocabulaire vestimentaire le plus quotidien.
L'origine du kimono et le vêtement d'intérieur occidental
Quand les échanges entre le Japon et l'Europe se sont intensifiés, cette silhouette droite et enveloppante a beaucoup séduit les créateurs occidentaux. Le mot a alors servi, en français comme dans d'autres langues, à désigner des robes d'intérieur croisées, à manches larges et à coupe ample, qui ne devaient plus au modèle japonais que leur allure générale. Le vocabulaire de la couture en garde une trace nette : une « manche kimono » est une manche taillée d'un seul tenant avec le corps du vêtement, sans couture d'emmanchure, héritage direct de l'assemblage en lés droits. C'est aussi pour cette raison que l'origine du kimono croise si souvent celle du peignoir et de la robe de chambre, trois familles que l'on peut observer côte à côte en parcourant tous les peignoirs.
Ce que l'origine du kimono change quand on en choisit un
Connaître l'origine du kimono aide surtout à regarder un modèle actuel pour ce qu'il est vraiment. Au Japon, le vêtement traditionnel est aujourd'hui réservé pour l'essentiel aux grandes occasions, et il répond à des règles de port et de confection précises, transmises et codifiées. Les pièces que l'on trouve en France, y compris les nôtres, en reprennent librement les traits les plus reconnaissables : la ligne droite, les pans qui se croisent devant, la ceinture nouée à la taille et des motifs empruntés à l'iconographie japonaise, de la carpe koï à la grue, du dragon à la fleur de cerisier. Ce sont des vêtements d'inspiration japonaise, pas des kimonos de cérémonie ni des yukata, et c'est exactement ainsi qu'il faut lire notre collection de kimonos.
Conclusion
Retracer l'origine du kimono revient à suivre un vêtement qui a changé de place bien plus que de forme : passé du dessous au dessus, du quotidien à la cérémonie, puis du Japon au reste du monde, il a conservé ses lés droits, son croisement devant et sa ceinture nouée. C'est sans doute cette simplicité de construction qui explique sa longévité, et la facilité avec laquelle d'autres cultures se le sont approprié au fil des décennies. L'essentiel tient finalement en une distinction simple, celle qui sépare le vêtement traditionnel japonais de ses réinterprétations contemporaines, sans confondre les deux ni opposer l'une à l'autre. Si cette histoire vous donne envie d'en porter un au quotidien, parcourez la collection de kimonos d'inspiration japonaise et laissez-vous guider par la coupe et le motif qui vous parlent le plus.
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